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Données de l’OMS

En 2017, lors de sa 70ème Assemblée mondiale de la Santé, l’OMS s’est fixée pour but d’améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge du sepsis à travers le monde. Un rapport mondial sur l’épidémiologie et le poids du sepsis a été réalisé et diffusé en 2020, notamment pour attirer l’attention du public sur ce fléau souvent méconnu.
 

Sepsis pédiatrique et néonatal

Parmi les 49 millions de cas de sepsis enregistrés chaque année dans le monde, 20 millions concernent les enfants de moins de 5 ans. Les nouveau-nés sont particulièrement touchés puisque le sepsis est la cause d’environ 15% (chiffre 2018) des morts de nourrissons (avec un risque accru pour les bébés prématurés ou de petit poids).
 

Sepsis maternel

Le sepsis maternel résulte d’une infection pendant la grossesse, à l’accouchement, à la suite d’un avortement ou pendant la période post-partum. Les infections obstétriques représentent la 3ème cause de décès maternel (environ 10%), la plupart dans les pays à faibles ou moyens revenus.
 

Sepsis acquis à l’hôpital

Le sepsis contracté directement dans un hôpital représente 1 cas de sepsis sur 4. Il résulte d’une complication des soins et entraîne pour les patients des durées de séjour à l’hôpital plus longues et des risques de résistance antimicrobienne accrus.
 

Des données insuffisantes et des disparités régionales et économiques importantes

Les données épidémiologiques mondiales disponibles sur le sepsis sont insuffisantes, et plus encore dans les pays à faibles ou moyens revenus, là où la mortalité due au sepsis est la plus élevée. 85% des cas de sepsis et 84,8% des morts liées à un sepsis ont lieu dans des pays à faibles, faibles-moyens ou moyens indices sociodémographiques, en particulier en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud-est (chiffres 2017).
 

Perspectives d’amélioration

Souvent, la mortalité due au sepsis dépend de la qualité des soins, des infrastructures de santé, des mesures de prévention, du diagnostic et de la prise en charge. Il est urgent d’œuvrer pour l’amélioration de la prévention et du contrôle des infections (accès aux vaccins, par exemple), des conditions sanitaires (eau, hygiène, santé) et la lutte contre la résistance antimicrobienne.